La communication non violente

 

Qu’est-ce qu’une communication positive et en quoi elle améliore nos relations avec les autres et avec nous-mêmes ?

Voici un important sujet d’autant que l’on ne nous a jamais appris à communiquer nos ressentis, nos émotions, cela ne fait pas partie du programme d’éducation nationale, ni parentale d’ailleurs….En tant que parent, on fait du mieux que l’on peut d’ailleurs ! Le monde se porterait beaucoup mieux si l’on possédait cette intelligence émotionnelle, nos relations avec les autres et nous-même seraient beaucoup plus harmonieuses…

EVEIL DE LA CONSCIENCE :

J’aime écouter Deepak Chopra parler des émotions, de l’éveil de la conscience par la méditation afin d’être en accord avec nos émotions et adoucir notre coeur.

‘Lorsque sous sommes irrités par une situation, une personne, des paroles…évitons de critiquer l’autre, même si cela nous semble justifié. Car cela ne ferait que créer une séparation entre nous et l’autre, entre nous et notre propre processus de croissance spirituelle…’

 

LA COMMUNICATION NON VIOLENTE (CNV) :

Voici ce que Valérie Zoccola, fondatrice et Praticienne en Intelligence Emotionnelle nous a révélé d’interessant lors d’une de ses conférences sur la Communication non violente :

Une communication positive nécessite,  avant de parler, une qualité de présence à l’autre, à soi. L’intention d’être « avec l’autre ».    « Communiquer : communier ».

On écoute le plus souvent pour répondre à l’autre…! Je m’en rends compte moi-même.

Depuis que j’ai été à la conférence sur la communication non violente, quand je sens que je veux interrompre l’autre, je me stoppe.. je laisse le temps à l’autre pour s’exprimer….J’essaie de donner à l’autre ce que je moi aussi, je désire que l’on me donne : de l’ attention… euh, je n’en suis qu’au début de mon apprentissage , mais cela me fait du bien à chaque fois….

 

Ecouter l’autre : être présent à l’autre, sans juger, ni évaluer, tout un apprentissage !

Notre cerveau cherche toujours la confirmation, la conformité à nos croyances, il se défend si ce que l’on entend n’est pas conforme à nos croyances.

Il est bon de se remettre en question sur nos croyances, de douter de ce que l’on croit. Une communication est positive lorsque nous acceptons de prendre en compte ce qui ne correspond pas à nos valeurs.

CNV : On fait de notre mieux, on tend vers…

Même si on s’emporte un jour, ce n’est pas grave, on peut revenir dessus en CNV le lendemain.

Ne cherchons pas à faire de la CNV à tout prix, ou de façon inappropriée dans le cas où cela n’est pas possible.

Une communication non violente réussit si : on est au bon endroit, au bon moment, avec la bonne personne, Est-ce que l’autre est coopérant(e), est-elle présente totalement ou préfère-t-elle s’enfermer dans sa bulle ?

Il est interessant de prendre conscience de notre mode de communication : du ton sur lequel on parle… de la posture : est-ce que je veux culpabiliser, moraliser, faire la leçon…même inconsciemment

 

La Communication non violente repose sur les besoins psychologiques et affectifs.

Notre cerveau est composé du cortex (cerveau rationnel), du cerveau lymbique (émotionnel). Ce dernier comprend : l’Hippocampe, où sont stockés les souvenirs et l’Amygdale. Celle-ci coupe la connexion avec le cerveau rationnel s’il y a peur. Le cerveau reptilien prend alors le relai provocant la paralysie (sidération), la fuite ou l’agression.

Valérie Zoccola propose des astuces verbales pour une communication fluide et positive : « J’apprécierais de…cela me ferait plaisir de… »

En CNV, on exprime en plusieures étapes :

J’observe sans jugement: « quand j’entends que tu… » (reproche du comportement et non pas de l’individu),

, je ressens ce qu’un mot, une phrase provoque en moi dans mon corps  » je sens mal à l’aise »…ou trahie ou….

, je dis mes besoins (élan du cœur, nécessité vitale)  » j’ai besoin de ton soutien »…ou de ton aide ou…

, je formule ma demande, un souhait précis, réalisable à court therme : »es-tu d’accord si on »…ou « cela me toucherai si tu y prête attention ».

 

 

LA CNV N EST PAS POSSIBLE QUAND L’ AUTRE EST DANS LE SUR REACTIONNEL :

Dans le cas où l’autre s’emporte, est agressif, en colère extrême, la CNV est inappropriée dans cet instant. La pratique de la méditation ou de tout autre méthode de ressourcement (sophrologie,…) permet d’observer une situation de façon calme, de réagir aux provocations de manière consciente (sans se limiter à l’instinct d’une réaction face aux évènements) et s’il y a impasse, de prendre des décisions favorables à nos aspirations authentiques de bonheur et d’amour.

Quand il y a impasse :  Je m’extrais de la communication, voire de la relation. Avec de l’empathie pour moi, je décide de ne plus voir cette personne si celle-ci est sans cesse dans le Sur-réactionnel, et la violence.

PRENDRE DES DECISIONS FAVORABLES A NOS ASPIRATIONS DE BONHEUR ET D AMOUR….

Pour ma part, ayant vécu dans le passé, une relation de couple difficile avec une personne colérique, violente verbalement, manipulatrice et toxique, chaque fois qu’il m’agressait, me manipulait et m’accusait à tort, me faisait culpabiliser, je réagissait immédiatement par la colère…souvent j’étais en premier sidérée par ce que j’entendais, son ton violent, parfois je respirais profondément et gardait mon calme intérieur puis me défendait fermement et calmement, mais cela ne faisait qu’empirer son agressivité…! Notre relation s’est terminée après trop de souffrance.

La pratique de la méditation régulière m’aurait permis dans ces moments de rester centrée, de ressentir mon besoin profond de respect, de prendre conscience de l’impasse et de quitter cet homme bien avant…! Une thérapie m’a fait comprendre le choix inconscient fait à la première rencontre avec cet homme. Une pratique de communication non violente n’aurait pas servi avec ce genre de personne. Une prise de décision favorable même si tardive a été salutaire dans ce cas.

La communication et la différence des besoins de l’autre :

La communication est difficile car d’une personne à l’autre, il n’y a pas la même hiérarchie d’importance des besoins.

Exemple : Enfant, conjoint, collègue…

Exemple du lièvre et du blaireau :

Lièvre : Importance première : Sécurité

Importance secondaire : Liberté

Blaireau : Importance première : Liberté

Importance secondaire : Sécurité

D’où l’importance de dialoguer pour connaître comment fonctionne l’autre différemment.

 

 

En CNV, il n’existe pas de gagnant, ni de perdant. La communication positive, c’est du gagnant-gagnant. Il y a communication violente quand il y a :

-Critique

-Insulte

-Manipulation

-Tentative pour convaincre à tout prix

-Refus de communication

-Ironies, sarcasmes,

-Emprise, domination « j’ai raison, tu as tort »

Position de sachant.

  La violence vient d’abord du jugement d’autrui.

Observons l’autre, plutôt que de le juger. Ex: visage tendu… Bloquons nos interprétations.

Notre cerveau fonctionne d’abord sur :

1- Sensations

2-Pensées => Interprétations, jugements

3-Emotions

La Communication non violente va mettre une distance entre nos pensées, jugements et nos émotions.

Nb: la CNV est difficile d’installer lors des conflits de couples car dans ce cas, il est plus difficile de prendre des distances, il y a beaucoup d’émotionnel en jeu.

La CNV permet :

-L’empathie, l’auto-empathie, la coopération, le respect de nos propres besoins et les besoins de l’autre.

-La Communication non violente est super pour les hyper sensibles.

-La CNV permet de développer l’Intelligence Emotionnelle.

-La Communication non violente permet la résilience d’un enfant qui a vécu des traumas.

 

Références Livres, sites :

-« Les mots sont des fenêtres (ou bien ce sont des murs) » Marshall B.Rosenberg Ed. la découverte :Initiation à la CNV

-« L’intelligence émotionnelle « – D. Goleman (Ed. J’ai lu) Analyser et contrôler ses sentiments, ses émotions, et ceux des autres.

-Isabelle Padovani: La communication non violente – www.communication.eu

-« Cessez d’être gentils, soyez vrais » Thomas Asembourg.

-« Manuel de communication non violente- Exercices individuels et collectifs. Lucy Leu. Ed. La découverte.

 

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